Changements législatifs 1er juillet 2025 : ce qui évoluera !

Un plafond de ressources inédit s’appliquera désormais aux allocations chômage de longue durée. Certaines exonérations patronales disparaîtront pour les entreprises de moins de dix salariés, alors que de nouvelles obligations s’imposeront dans la prévention des risques liés aux températures extrêmes. Les contrats d’apprentissage verront leurs critères de financement modifiés, modifiant l’équilibre des recrutements pour la rentrée.

Le barème des crédits immobiliers sera recalculé, impactant les conditions d’emprunt pour les primo-accédants et les investisseurs. Sur le front des loyers, un nouveau mécanisme d’encadrement entrera en vigueur dans les villes à tension élevée.

Ce qui change vraiment au 1er juillet 2025 : panorama des grandes évolutions économiques et sociales

Le 1er juillet 2025 signe le lancement d’un ensemble de changements législatifs qui vont remodeler les règles du jeu, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Dès cette date, la commission de régulation de l’énergie (CRE) publiera chaque mois un prix repère moyen du gaz naturel. Ce nouveau barème, pensé comme un repère fiable, guidera aussi bien les consommateurs que les fournisseurs qui opèrent hors tarifs réglementés. Transparence et visibilité sont désormais les maîtres-mots sur un marché du gaz qui n’a jamais paru aussi mouvant.

Dans le domaine social, le conseil d’administration de l’Unédic a tranché : les règles d’allocations chômage changent de cap. L’accès à certaines aides de longue durée sera désormais conditionné par un plafond de ressources inédit. Derrière cette annonce, une volonté claire : orienter les ressources là où la situation économique le justifie, recentrer les aides sur les situations jugées prioritaires.

Le bonus écologique voit aussi ses contours redessinés : le montant maximal baisse pour les véhicules hybrides thermiques, et les critères se durcissent pour les véhicules 100 % électriques. Les professionnels du secteur automobile s’attendent à des répercussions immédiates sur la dynamique des ventes, et la période estivale pourrait bien servir de crash test à ces nouvelles règles.

Dans la foulée, les nouveaux barèmes d’abonnement au gaz et à l’électricité, décidés par la régulation énergie CRE, vont s’appliquer à tous. Ménages et petites entreprises devront réévaluer leur budget énergie pour affronter cette nouvelle donne tarifaire, dont l’impact se fera sentir dès la seconde moitié de l’année.

Quelles nouvelles obligations pour les employeurs et salariés ? Focus sur le travail, l’apprentissage et la protection face aux fortes chaleurs

Le code du travail se muscle dès le 1er juillet 2025 avec de nouvelles règles pour les employeurs, réponse directe à la hausse des épisodes de fortes chaleurs sur l’ensemble du territoire, comme l’a confirmé Météo France. Désormais, la mise à disposition d’eau potable à proximité immédiate des postes de travail deviendra la norme, aussi bien dans les ateliers que sur les chantiers ou dans les entrepôts. Les organisations devront adapter les horaires en cas de pics de chaleur, favoriser les pauses supplémentaires ou décaler les heures de travail pour préserver la santé des équipes.

Les apprentis ne sont pas oubliés : les centres de formation d’apprentis (CFA) intègrent désormais l’éducation aux risques liés à la chaleur dans leurs programmes. Les opérateurs de compétences (OPCO) veilleront à la bonne application de ces nouveaux enseignements auprès des employeurs partenaires.

Principales mesures à respecter :

Voici les nouvelles obligations auxquelles employeurs et organismes de formation devront se conformer :

  • Fourniture systématique d’eau potable pour tous les salariés exposés
  • Adaptation des horaires et des pauses lors des épisodes de chaleur
  • Formation obligatoire à la prévention des risques liés à la chaleur en apprentissage

La vigilance ne se limite plus aux seuls épisodes de vigilance orange ou rouge : tout épisode de température élevée est désormais pris au sérieux pour protéger la santé au travail. C’est l’ensemble du dispositif de prévention qui s’adapte, soutenu par les partenaires sociaux, pour mieux faire face à la fréquence accrue des vagues de chaleur en France.

Conséquences concrètes pour le budget des ménages : chômage, crédits immobiliers, loyers… ce qu’il faut anticiper

La refonte du régime d’assurance chômage entrera en vigueur dès cet été, transformant les règles pour tous ceux qui ouvriront de nouveaux droits après le 1er juillet. Le montant des allocations chômage sera désormais calculé selon la durée réelle d’activité, une nouveauté qui va toucher de plein fouet les profils à carrière morcelée, comme certains intermittents ou salariés en parcours discontinu. Face à l’inflation persistante, les syndicats redoutent des arbitrages douloureux pour les foyers les plus fragiles.

Concernant l’immobilier, le fameux prix repère moyen du gaz naturel publié par la CRE va influencer directement les charges des locataires chauffés au gaz. Un nouveau mode d’indexation des abonnements s’installe, sans promesse de stabilité. Dans les villes où le marché locatif est déjà tendu, ces changements pourraient se répercuter sur les loyers des logements collectifs raccordés au réseau de gaz.

Autre virage : le bonus écologique pour l’achat de voitures propres ne sera plus accessible aussi largement. Les critères deviennent plus restrictifs, ce qui exclura certains ménages aux revenus intermédiaires de cette aide. Entre réduction des soutiens financiers et incertitudes sur les prix, le quotidien budgétaire des ménages devra composer avec ces nouvelles contraintes et faire preuve d’une vigilance accrue.

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Régulations inédites et mesures de prévention : comment le quotidien des travailleurs va s’adapter aux nouveaux défis climatiques

La gestion des risques liés à la chaleur prend une nouvelle dimension dès juillet 2025. Les employeurs devront mettre à jour le document unique d’évaluation des risques professionnels pour y intégrer explicitement les fortes chaleurs, qui deviennent un enjeu permanent. Cette évolution, anticipée par Météo France, va bousculer les pratiques dans la construction, la logistique et l’agriculture, secteurs en première ligne face aux alertes répétées.

Ce qui relevait jusqu’ici de la recommandation ministérielle devient obligatoire. Fournir de l’eau potable en quantité adaptée, aménager les horaires, garantir l’accès à des espaces ombragés ou ventilés : tout cela fait désormais partie des devoirs de l’employeur. Pour les petites entreprises, souvent dépourvues de services dédiés à la prévention, la mise en place de ces mesures demandera une organisation nouvelle.

Les nouvelles exigences se traduisent par des actions concrètes :

  • Réorganisation des postes de travail sur les chantiers exposés
  • Formation renforcée sur la détection des signes de coup de chaleur
  • Procédures d’alerte en cas de passage en vigilance orange ou rouge

La France affine ainsi son arsenal pour répondre à la réalité d’un climat qui ne laisse plus de répit. Les modalités d’application, précisées par décret, devront trouver un équilibre subtil entre protection sanitaire et continuité économique. Un nouveau chapitre s’ouvre, où chaque été pourrait être celui de tous les défis ou de toutes les vigilances.

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