Un menu pour la semaine en famille se compose de sept déjeuners, sept dîners et sept goûters qui font alterner légumes, féculents, protéines animales et protéines végétales. Le tableau ci-dessous propose un exemple complet pour des enfants, avec des plats d’automne faciles à cuisiner. Il est suivi des repères d’équilibre qui le justifient, de l’adaptation selon l’âge, d’une méthode de courses en une seule session et de pistes pour tenir le budget.
Le menu de la semaine en famille, jour par jour
Ce menu type convient à une famille de quatre personnes, deux adultes et deux enfants. Il compte au moins deux repas végétariens et deux repas de poisson, dont un poisson gras.
| Jour | Midi | Soir | Goûter |
|---|---|---|---|
| Lundi | Lentilles mijotées aux carottes, yaourt nature | Soupe de potiron, omelette, pain complet | Pomme et fromage blanc |
| Mardi | Poulet rôti, purée de courge, salade de mâche | Gratin de poireaux aux pommes de terre | Tartine de pain complet et poire |
| Mercredi | Pavé de saumon, riz complet, brocoli vapeur | Velouté de légumes, croque-monsieur au fromage | Compote sans sucre ajouté et biscuit sec |
| Jeudi | Pâtes complètes sauce tomate maison et pois chiches | Salade de lentilles tiède, œuf dur | Yaourt nature et raisin |
| Vendredi | Filet de colin, semoule, carottes à l’orange | Soupe de légumes d’automne, tartine de chèvre | Banane et poignée d’amandes en poudre dans un lait |
| Samedi | Quiche aux poireaux et salade verte | Pizza maison aux légumes rôtis | Gâteau au yaourt maison et clémentine |
| Dimanche | Rôti de dinde, pommes de terre au four, chou-fleur rôti | Reste de légumes rôtis en soupe, fromage et pain | Salade de fruits de saison |
Les jours où les enfants déjeunent à la cantine, le dîner reste léger et ne répète pas le midi : une soupe et un œuf compensent un repas de collectivité dont on connaît le menu à l’avance.
Les repères d’équilibre derrière ce menu
Les repères nutritionnels officiels du Programme national nutrition santé fixent des fréquences par semaine plutôt que par repas. Le poisson y figure à intervalles réguliers dans la semaine, en alternant poisson gras et poisson maigre, d’où le saumon du mercredi et le colin du vendredi.
Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs) reviennent régulièrement dans la semaine : elles remplacent une partie de la viande tout en apportant des fibres. Le menu en place trois, au midi du lundi, au midi du jeudi et au dîner du jeudi.
La viande hors volaille et la charcuterie sont limitées, d’où un menu qui privilégie volaille, œufs et poisson. Fruits et légumes sont présents à chaque repas, les produits laitiers chaque jour, et les féculents sont choisis complets quand l’enfant les accepte.
Ces fréquences sont à vérifier sur le site officiel mangerbouger.fr avant de les imprimer sur le frigo : un repère change parfois d’une édition à l’autre du programme.
Le goûter des enfants : ce qu’il apporte et quoi y mettre
Le goûter est la seule collation que les recommandations officielles retiennent pour l’enfant. Il comble l’écart entre le déjeuner et le dîner et évite que l’enfant arrive à table sans appétit, ou au contraire affamé.

Une composition simple suffit : un fruit, un produit laitier et un produit céréalier, accompagnés d’eau. Dans le menu ci-dessus, la pomme avec le fromage blanc du lundi ou la tartine de pain complet avec une poire du mardi suivent ce schéma.
Les boissons sucrées, les viennoiseries et les biscuits très sucrés se réservent aux occasions, car ils coupent l’appétit du dîner sans rassasier longtemps. Un gâteau au yaourt fait maison, comme celui du samedi, permet de maîtriser la quantité de sucre.
Adapter les portions et les plats à l’âge des enfants
Une famille cuisine un seul menu, et seules les quantités et les textures changent selon l’âge. Le tableau reste le même, l’assiette de chacun s’ajuste.
Le tout-petit en diversification
Chez un enfant en diversification alimentaire, les légumes sont mixés ou écrasés, puis servis en morceaux fondants à mesure qu’il grandit. Le sel n’est pas ajouté à sa part : on la prélève avant d’assaisonner le plat des grands.
Certains aliments sont à éviter ou à adapter au jeune âge, comme les fruits secs entiers qui risquent de provoquer un étouffement. Le carnet de santé et le pédiatre précisent les âges d’introduction de chaque aliment.
L’enfant d’âge scolaire et l’adolescent
À partir de l’école primaire, l’enfant mange le même menu que ses parents, en plus petite quantité. L’adolescent a de plus gros besoins : on lui laisse un supplément de féculents et un goûter plus copieux, sans changer la composition des repas.
Le menu enfant acheté à l’extérieur n’entre pas dans cette logique. Pour comparer, le prix d’un menu enfant en fast-food se met en regard du coût d’un repas préparé à la maison.
Préparer la semaine en une heure : liste de courses et cuisine du week-end
Une méthode en cinq étapes suffit pour passer du tableau aux assiettes sans y revenir tous les soirs.
- Faire l’inventaire du placard, du congélateur et du frigo pour utiliser ce qui s’y trouve déjà.
- Remplir le tableau de la semaine en partant des produits à consommer en premier.
- Écrire la liste de courses par rayon : fruits et légumes, crèmerie, poissonnerie, épicerie.
- Cuisiner les bases le dimanche : légumes rôtis, sauce tomate, féculents cuits, soupe.
- Étiqueter les boîtes avec le jour prévu pour que chacun sache quoi réchauffer.

Les familles nombreuses font cela depuis longtemps, et l’organisation des familles nombreuses montre comment répartir les tâches entre plusieurs personnes de la maison.
En garde alternée, le menu se prépare pour les semaines où les enfants sont présents. Le planning de la garde alternée indique quelles semaines compter.
La liste de courses pour quatre personnes
Pour le menu de l’exemple, la liste tient dans quelques rayons. Les quantités se règlent selon l’appétit de la maison.
- Fruits et légumes : potiron ou courge, poireaux, carottes, brocoli, chou-fleur, pommes de terre, mâche et salade verte, pommes, poires, bananes, raisin, clémentines.
- Crèmerie : yaourts nature, fromage blanc, fromage, chèvre, œufs, lait.
- Viande et poisson : poulet, dinde, saumon, colin.
- Épicerie : lentilles, pois chiches, riz complet, pâtes complètes, semoule, pain complet, farine, tomates en conserve.
Tenir le budget des courses de la semaine
Le menu de la semaine fait économiser dès qu’il est suivi, car il supprime les achats improvisés. Un plan écrit évite aussi le gaspillage, puisque chaque produit acheté a un jour d’usage.
Plusieurs leviers réduisent la facture sans toucher à l’équilibre : acheter des fruits et légumes de saison, remplacer une partie de la viande par des légumineuses séchées, préférer le vrac et les marques de distributeur, et prévoir une base pour deux repas, comme le poulet du mardi qui sert aussi de garniture au gratin.
Un coup de pouce financier existe pour certaines familles : les aides de la CAF aux familles sont à consulter selon la situation de chacun.
Varier d’une semaine à l’autre sans tout réinventer
Un menu qui se répète trop lasse vite les enfants. La solution est de construire une rotation sur trois ou quatre semaines et de la réutiliser, au lieu d’inventer une nouvelle semaine à chaque fois.
Un soir à thème fixe aide à décider vite : soupe le lundi, pâtes le jeudi, œufs le vendredi. Laisser chaque enfant choisir un repas dans la semaine augmente aussi les chances qu’il mange son assiette.
Les légumes changent avec les saisons : courge et poireau à l’automne laissent la place aux tomates et courgettes en été, sans toucher à la structure du tableau. Il suffit de garder les mêmes cases et de remplacer le légume.
Le tableau rempli reste affiché sur le frigo, et chaque dimanche il se recopie avec les ajustements de la semaine écoulée.

