Date de la rentrée des classes à retenir pour cette année

Une date s’impose, nette, tranchée : lundi 20 septembre 2021. C’est ce jour-là que les écoles du Bénin, des maternelles jusqu’aux filières techniques, publiques comme privées, résonneront à nouveau du pas pressé des élèves. Le calendrier scolaire 2021-2022, fraîchement publié par le gouvernement, vient d’être officialisé par décret interministériel. Sur le papier, tout semble prêt pour que la rentrée scolaire se déroule dans les règles. Mais la réalité, elle, s’avère souvent plus rugueuse.

Car si chaque acteur du système éducatif béninois dispose désormais d’une date précise, certains souvenirs de l’an passé peinent à disparaître. L’année précédente, la rentrée prévue fin septembre 2020 avait traîné jusqu’en décembre, voire janvier pour certains établissements. L’attente s’était prolongée au point que, d’après plusieurs témoignages, des classes de sciences ou de littérature sont restées plusieurs mois sans professeur titulaire, jusqu’à mai 2021. Une aberration pour des élèves en quête de repères solides.

L’annonce officielle du calendrier scolaire quelques semaines avant la reprise, c’est une chose. Mais le vrai défi, celui que chaque famille, chaque enseignant, chaque élève a en tête, c’est la capacité à faire de cette rentrée un véritable départ et non une simple formalité. Cette année encore, le flou reste tenace : aucune information claire sur le redéploiement des enseignants n’a filtré. Pas d’éclaircissement non plus sur la formation en amont, pourtant indispensable pour harmoniser les pratiques pédagogiques.

Le Bénin n’en est pas à sa première rentrée sous tension. Les années s’enchaînent et, trop souvent, la gestion des effectifs enseignants vire au casse-tête. Les responsables éducatifs sont confrontés à un dilemme bien réel : comment s’assurer que chaque classe, chaque discipline, dispose d’un enseignant compétent, disponible dès le premier jour ? Le défi est d’autant plus grand que la mobilité des professeurs, nécessaire pour couvrir tout le territoire, suppose des ajustements rapides, et rarement anticipés.

Voici quelques points concrets qui interrogent la préparation de cette nouvelle année scolaire :

  • De nombreux établissements attendent encore la liste définitive de leurs enseignants, notamment dans les matières scientifiques et littéraires.
  • Les formations d’avant-rentrée, censées permettre aux professeurs de s’approprier les nouvelles directives, restent pour l’instant lettre morte.
  • Le redéploiement annuel des enseignants, pourtant clé pour équilibrer les effectifs, n’a pas été communiqué publiquement.

Résultat : la crainte plane de voir se répéter les erreurs du passé. Il n’a pas fallu chercher longtemps pour trouver des exemples où l’absence prolongée d’enseignants a fait chuter les résultats scolaires, laissant certains élèves décrocher sans filet ni recours. Difficile, dans ces conditions, de promettre une année sans accroc.

Ce constat, aussi dur soit-il, n’empêche pas l’espoir d’une meilleure organisation. Les textes officiels, eux, affichent la volonté d’un cadre clair qui limiterait les mouvements d’humeur et les improvisations. Mais c’est sur le terrain, au quotidien, que se joue réellement la réussite de cette rentrée. Les ministres concernés ont devant eux un défi de taille : rompre avec les mauvaises habitudes héritées des années passées, et instaurer des pratiques qui tiennent la route.

Reste à voir si, cette fois, la rentrée du 20 septembre marquera enfin le vrai départ d’une année scolaire sans zones d’ombre ni faux départs. Les regards sont tournés vers les salles de classe : la balle est dans le camp de ceux qui, chaque jour, font vivre l’école.

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