Oubliez les comptes à rebours Instagram et les to-do lists magiques : lancer un projet bébé, c’est surtout une affaire de décisions concrètes et de réalités parfois têtues. Avant de vous lancer, mieux vaut savoir où poser les pieds et ce qu’il convient d’anticiper pour votre santé, et celle du futur enfant.
Pour éclairer ces étapes, l’équipe de M comme Maman, experte reconnue en parentalité, partage ses conseils pour assurer à la fois votre bien-être et celui de votre tout-petit dès le premier jour.
Cessez de fumer
Cette recommandation ne vise pas uniquement les futures mères : les deux parents sont concernés. Le tabac ne nuit pas seulement au bébé à venir, il peut aussi freiner la conception elle-même. Chez les femmes comme chez les hommes, fumer augmente les risques de stérilité et de fausse couche. Il faut aussi rappeler que le tabagisme durant la grossesse peut impacter la croissance de l’enfant et sa santé à long terme. Si l’un de vous est encore accro à la cigarette, mieux vaut tourner la page avant d’essayer d’avoir un bébé.
Consommez moins d’alcool
On entend souvent parler d’un « seuil » tolérable, mais la réalité est claire : en projet de grossesse, la meilleure option reste de mettre l’alcool de côté. Ce principe concerne particulièrement la période où la grossesse est envisagée, et s’applique bien sûr dès qu’elle débute. Boire de l’alcool, surtout en quantité et lors des premiers mois, peut entraîner des troubles du développement et des malformations chez le bébé. Les hommes ne sont pas en reste : l’alcool peut aussi réduire la qualité et la quantité des spermatozoïdes.
Réalisez un examen de santé gynécologique
Avant de tenter de concevoir, il est judicieux de consulter un professionnel pour un bilan complet, notamment un frottis. Les infections ou pathologies non traitées peuvent freiner la fertilité ou provoquer des complications pendant la grossesse. Un échange avec votre médecin permet aussi de repérer d’éventuels soucis gynécologiques qui pourraient entraver la conception ou compliquer la grossesse. Mieux vaut agir en amont que découvrir un problème trop tard.
Arrêtez les contraceptifs hormonaux
Le corps peut avoir besoin de temps avant de retrouver son rythme naturel après l’arrêt de la pilule ou d’un autre moyen de contraception hormonal. Souvent, quelques cycles sont nécessaires pour que tout se remette en place. Il est donc recommandé de stopper les contraceptifs dès que le projet bébé devient concret. Néanmoins, il arrive que la fertilité revienne très vite : certaines femmes tombent enceintes sans attendre. Restez prudente et adaptez la contraception jusqu’à être sûre de votre décision.
Surveillez votre cycle d’ovulation
Pour mettre toutes les chances de votre côté, il est pertinent de cibler les jours où la fertilité atteint son maximum. Les deux jours précédant l’ovulation, ainsi que le jour précis de l’ovulation, sont les plus propices à la conception. Plusieurs solutions existent : pharmacies et applications mobiles proposent des outils pour suivre facilement votre cycle et repérer la fenêtre idéale.
Visez un poids de forme
L’alimentation joue un rôle clé dans la préparation d’une grossesse. Un menu varié, privilégiant fruits, légumes, céréales, légumineuses, poissons et protéines maigres, aide à atteindre un poids favorable à la fertilité. Ce n’est pas seulement une question d’apparence ou de chiffres sur la balance : votre futur bébé puisera aussi dans vos réserves pour bien se développer.
Un poids trop bas peut augmenter le risque de naissance prématurée. À l’inverse, un excès de poids expose à des complications spécifiques, parmi lesquelles :
- fausse couche
- anomalies du développement fœtal
- hypertension artérielle
- pré-éclampsie
Commencez à consommer des compléments alimentaires
Consulter un professionnel de santé permet d’adapter la prise de compléments alimentaires avant même la conception. L’acide folique, par exemple, limite le risque de malformation du tube neural chez l’enfant. La recommandation la plus courante ? Prendre chaque jour un demi milligramme d’acide folique, dès le mois qui précède la conception et pendant le premier trimestre.
Des situations particulières, antécédents familiaux de spina bifida, fente palatine, traitement anti-épileptique, nécessitent parfois un dosage renforcé. Là encore, l’avis médical fait la différence.
Préparer un projet bébé, c’est accepter de revoir certaines habitudes, et parfois de les bousculer franchement. Mais chaque pas posé avant la grossesse ouvre un chemin plus sûr, pour vous comme pour l’enfant à venir. Un choix après l’autre, c’est déjà tout un avenir qui s’amorce autrement.

