Pourquoi les chevaux développent-ils si souvent la colique

Nul besoin d’attendre la nuit ou une tempête pour que le mot « colique » s’invite dans une écurie. Ce trouble digestif hante chaque propriétaire, chaque cavalier, chaque vétérinaire de garde. Les coliques chez les chevaux s’imposent, année après année, comme le cauchemar récurrent du monde équin : elles sont la première cause d’intervention vétérinaire d’urgence et, bien trop souvent, la première menace sur la vie des chevaux.

COLIQUE coliques chez les chevaux :

Les écuries bruissent d’histoires de coliques, redoutées comme la foudre. On ne compte plus les soirées écourtées et les nuits blanches à surveiller un cheval qui se roule, qui transpire ou qui refuse soudainement de s’alimenter. Derrière cette hantise, une réalité : la colique est l’affection digestive la plus répandue, et celle qui peut emporter un cheval en quelques heures.

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Le paradoxe saute aux yeux : le cheval, animal robuste, cache un système digestif à la fois sophistiqué et délicat. Son intestin, parcouru de nombreuses terminaisons nerveuses, réagit à la moindre anomalie. Résultat : la moindre perturbation, stress, nourriture, parasites, peut déclencher un désordre majeur.

Le tube digestif du cheval a ses faiblesses. Son estomac ne représente que 7 % de sa masse totale : minuscule, il impose une alimentation fractionnée, deux à trois repas quotidiens, sous peine de surcharge. L’intestin grêle, lui, s’étire sur des mètres. Ajoutez à cela un sphincter très ferme, le cardia, qui empêche toute remontée des aliments. Impossible pour le cheval de vomir, là où l’humain pourrait se débarrasser d’un excès ou d’un aliment mal digéré. Ce verrou digestif rend le cheval particulièrement vulnérable.

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Les coliques se manifestent par de vives douleurs abdominales. La cause ? Elle varie : anxiété, repas avalé à toute vitesse, parasites, changement brutal de régime ou excès de légumineuses. La digestion s’enraye, et le cheval le montre : il cesse de manger, il devient morose, irritable, refuse de travailler. Les signes d’alerte ne trompent pas : il gratte le sol du sabot, surveille ses flancs, se couche, se roule. Un cheval qui ne produit plus de crottins, transpire abondamment ou semble anormalement agité requiert une attention immédiate.

Trois types de coliques à connaître

Parmi les différents tableaux cliniques, voici les formes de coliques rencontrées chez le cheval :

  • Les coliques obstructives, les plus fréquentes, touchent le système digestif. Les aliments, au lieu de progresser normalement, stagnent à un point précis et forment un bouchon. Comme le cheval ne peut pas vomir, impossible d’évacuer ce blocage par le haut. Parfois, le problème se résout seul, mais souvent, un vétérinaire doit intervenir rapidement.
  • Les coliques dues au dysmicrobisme proviennent d’un déséquilibre digestif : des aliments mal digérés perturbent le transit, provoquant douleurs, crampes ou acidité excessive.
  • Les coliques dites chirurgicales résultent d’une torsion des intestins ou d’un retournement de l’estomac. Elles surviennent parfois à la suite d’une autre colique, obstructive ou dysmicrobique. C’est la forme la plus grave : seule une opération rapide peut sauver le cheval.

Face à une colique, le premier réflexe à adopter est d’appeler le vétérinaire. En attendant son arrivée, il faut retirer eau et nourriture, et parfois utiliser un museau anti-colique pour empêcher l’animal de s’alimenter. Marcher avec le cheval peut l’occuper et aider à calmer la douleur.

Le vétérinaire, une fois sur place, évalue la situation et décide du traitement, souvent par injection de colifuges ou autres médicaments adaptés.

Si la colique s’accompagne d’une torsion ou d’un déplacement du tube digestif, la chirurgie devient inévitable. Cela concerne environ 10 % des cas. L’opération reste risquée : complications post-opératoires, infections, fourbure ou ralentissement du transit ne sont pas rares. Pourtant, les progrès réalisés ces dernières années en chirurgie équine et en soins post-opératoires ont relevé les taux de survie, qui atteignent désormais environ 70 % à court terme.

La prévention absolue n’existe pas, mais certains facteurs de risque sont bien documentés : l’ennui, l’inactivité, les changements d’environnement (notamment lors du passage d’un pré à un autre), ou encore les modifications brutales d’activité ou de ration alimentaire. Les chevaux de selle, les pur-sang et les arabes semblent statistiquement plus exposés.

Réduire le risque, c’est avant tout connaître et anticiper ces facteurs. Fractionner les repas, assurer une activité physique régulière, prévoir des transitions progressives lors des modifications d’alimentation ou de mode de vie, garantir une eau propre et une nourriture de qualité, vermifuger selon un calendrier adapté, faire contrôler la dentition chaque année : autant de gestes qui peuvent faire la différence.

En cas de doute, l’avis du vétérinaire reste la meilleure boussole pour veiller sur la santé de son cheval.

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